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Real TV France - OUI CHEF ! : Episode 5 : Ouverture ou déconvenue ?
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OUI CHEF ! : Episode 5 : Ouverture ou déconvenue ? |
03 Février 2005 |
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L’épisode commence par un flash forward durant lequel Cyril Lignac confie deux jours avant l’ouverture du restaurant constatant que le chantier est loin d’être terminé, « qu’on est dans la merde, on est dans la merde ».
Les travaux ont donc pris beaucoup de retard alors même que l’ouverture du restaurant est prévue dans un mois jour pour jour. La semaine dernière les élèves ont vécu leurs premiers jours de stage pendant que Cyril Lignac a pris Jérôme sous son aile comme apprenti. Dans le restaurant parisien « La maison blanche » des frères Pourcel, Mickael et Adrien travaillent d’arrache pied même si le langage de la cuisine et le rythme de travail soutenu sont difficiles à suivre.
Le chef Thierry Vaissières qui dirige les cuisines est là pour leur inculquer les bases du métier. Il confie qu’Adrien peine physiquement à l’inverse de Mickael qui est plus présent en cuisine. Les autres commis ont remarqué qu’Adrien avait un peu trop tendance à se plaindre. Adrien explique ses réflexions déplacées par le stress qui l’envahit souvent.
Eric Fréchon qui dirige les cuisines du Bristol fait remarquer qu’il n’a jamais manqué une journée de travail en référence au fait que pour son troisième jour de travail Romain arrive avec 3 heures et demi de retard. Romain qui a eu une panne d’oreiller vient très vite s’excuser. Le Bristol, restaurant dans lequel travaillent Romain et Bérénice, est couronné de 2 étoiles pour ses cuisines innovantes et élaborées. Eric Fréchon dit s’apercevoir que Romain manque de rigueur. Il ordonne à ses chefs de partie de ne lui faire faire à Romain que du briquage (nettoyage des plaques de cuisson) afin de lui donner une « leçon ».
A Rion-Des-Landes, dans le restaurant de Maïté, l’ambiance est beaucoup plus détendue en cuisine. « Quand nous n’avons pas de clients eh ben on chante » explique l’ex-cuisinière de Mousquetaires. Pendant ce temps, Jérôme poursuit son initiation auprès du chef Cyril Lignac.
A un mois de l’ouverture, Cyril Lignac se rend au restaurant pour voir l’avancement des travaux et constate avec effroi que rien n’est fait et que donc tout est à faire. Le chef de chantier est confiant alors que Cyril est en pleine panique. « Tout ne va pas bien on est en retard, pfff, va falloir y aller hein ! ».
L’ambiance est décidément plus reposante pour Alix et Orianne qui profitent même de leur pause pour aller à la plage. Après 15 jours de stage, Cyril doit faire un premier bilan. Il se rend d’abord chez Maïté. Maïté et son bras droit se disent très satisfaits du travail et du comportement d’Orianne et Alix.
Il va ensuite voir Adrien et Mickael et recueille l’avis de Thierry Vaissières et Jacques Pourcel. Figure imposée : Les deux élèves doivent préparer un plat à Cyril Lignac et Jacques Pourcel. Thierry Vaissières indique qu’il y a parfois eu du retard mais qu’ils sont tous les deux volontaires à deux degrés différents.
Le chef s’en va ensuite recueillir l’avis d’Eric Fréchon qui lui dit qu’i l faut absolument que ses élèves soient bien encadrés par des bons chefs de partie. Il dit que la jeune fille (cf. Bérénice) est intéressée et à envie de bien faire même s’il lui reste à apprendre. Il lui confie par ailleurs que Romain n’est probablement pas fait pour ce métier et qu’il ne continuera à son avis pas dans cette voie par manque de passion et d’envie. Il dit ensuite bravo et bon courage à un Cyril Lignac quasi livide en écoutant cela. Cyril Lignac va les voir et leur indique que demain (samedi) il faut qu’ils soient là pour faire un repas pour près de 40 personnes pour le déjeuner. Romain prend mal le fait qu’on l’avertisse au dernier moment alors qu’on son week end était déjà programmé et dit au chef que sa vie ne tourne pas uniquement autour de la cuisine. Cyril Lignac leur répond que c’est à eux de faire un choix en leur âme et conscience, d’en peser les conséquences et ajoute que parfois dans la vie il y a des choses qui arrivent au dernier moment. Sur la fin, le chef reproche même à Bérénice, l’élève pourtant modèle, de lui avoir rie au nez. Le lendemain matin, sont finalement présent Romain Bérénice ainsi que le reste de la brigade au grand complet. Il ne manque que Jérôme qui n’est pas encore jugé assez bon pour la réintégrer. Romain explique qu’il est venu en ce samedi matin par respect pour sa brigade qui le mérite.
Cyril Lignac souhaitait tester la brigade sous forme de « déjeuner blanc ». Les élèves pensent qu’il y a 40 personnes en salle mais en réalité il n’y a strictement personne. Les serveurs procèdent donc au service dans cette salle vide pendant que le chef fait croire à sa brigade que dans la salle des personnes attendent avec impatience qu’on les serve.
Le chef invite les élèves à le suivre pour découvrir ce que les clients ont pensés de ce qu’ils ont confectionné. Devant la salle vide, les élèves sont perplexes pendant que Cyril Lignac explique qu’il valait mieux qu’il n’y ait personne puisque c’était moyen. « Il y a des choses qui ne sont pas mal, mais il y a des choses à revoir, il y a des choses à verrouiller, il y a des choses à revérifier ». Mickael va ensuite voir le chef à part pour lui demander s’il peut faire deux semaines supplémentaires de stage à « La maison blanche » afin de se perfectionner. Cette demande émeut considérablement Cyril Lignac qui fond littéralement en larmes face caméra
« Il m’a ému mais je crois que personne ne m’a ému comme cela (pleures), c’est énorme le cadeau qu’il m’a fait » explique le chef des trémolos dans la voix et des larmes dégoulinant sur son visage. Mickael lui rappelle lui-même à ses débuts. Un Michael qui explique « Je kiffe, a y est ça c’est toute ma vie, c’est mort, c’est ça ma meuf et mon enfant point barre ! Je peux pas faire un autre travail, je veux même pas toucher à quelque chose d’autre, c’est ça et rien d’autre, c’est ça le délire, ça vient comme ça, tu vois ce que je veux dire, ça t’engraine comme une ventouse « allez tiens viens là-toi », et après t’as plus envie de partir ».
Le lendemain matin, 7 h à Aubervilliers au début du mois de janvier, Mickael poursuit donc à sa demande son stage à la maison blanche le sourire aux lèvres et la joie dans le coeur. Le secrétaire d’état à l’insertion professionnelle des jeunes, Laurent Hénart, séduit par le projet (et les caméras ?) à inviter le soir même Cyril Lignac, Jean-Yves Corvez et toute la brigade dans les salons du ministère du travail. Jérôme qui a décidément beaucoup d’humour indique face caméra qu’il pense que le ministère va leur offrir à boire et à manger puis les décorer de la médaille du mérite et probablement exonérer d’impôt les employés du restaurant. :) Mickael arrive un peu en retard puisqu’il ne pouvait pas laisser son fils tout seul avant de partir.
Le ministre discute avec eux et confie qu’il les trouve tous déterminés dans leur choix. Le lendemain matin, Cyril Lignac se rend dans son restaurant pour découvrir ce qu’il attendait depuis longtemps…le fourneau maestro de ses rêves.
Nouvele étape : 10 jours avant le restaurant, la brigade cuisinera pour des critiques gastronomiques, chefs et des personnalités qui comptent dans le monde de la cuisine. Parmi eux, Jacques et Laurent Pourcel 2 étoiles au Michelin, Eric Kayser Maître boulanger, Thierry Vaissieres, chef, Guilaume Crouzet, critique gastronique du magazine l’express, Nicole Fagegaltier, une étoile, Hélène Darroze deux étoiles, Francoise Bernard, auteur culinaire, Eric Fréchon 2 étoiles et Jérôme Berger, critique gastronomique.
Les plats sont tendances et recherchés et le résultat semble plaire aux critiques. « Va falloir qu’on se ressaisisse, la concurrence arrive » indique Jacques Pourcel pendant qu’un autre ajoute « quand est-ce qu’on va avoir la faute il y a un moment il y a une faute non ? Normalement vous êtes venus pour la faute non ? Pour aller en cuisine leur dire que ça ne va pas ». Les petites critiques finissent par arriver par l’intermédiaire de Jacques Pourcel et Jérôme Berger (critique gastronomique). Tous reconnaissent néanmoins qu’il a pu faire un bon travail gastronomique avec des élèves qui ont en tout et pour tout 4 mois de cours de cuisine derrière eux. Les élèves sont applaudis par l’assistance. Hélène Darroze (chef) pense que cela marchera, Eric Fréchon est du même avis. Guillaume Crouzet trouve que la cuisine devra encore s’affirmer mais qu’il y a beaucoup de choses positives pour un début.
5 jours avant l’ouverture, dans le restaurant du chef, le maître d’œuvre pense qu’en 5 jours tout sera prêt alors que les toilettes ne sont même pas encore posées. Cyril décide d’aller se préparer avant le grand jour dans le restaurant de son ami Eric Fréchon. 4 jours avant l’ouverture, les architectes qui constatent que dans le restaurant les files pendent et la poussière est omniprésente, annoncent au chef qu’ils sont prêts à changer de métier si le restaurant ouvre dans les temps.
Bérénice, Adrien et Orianne seront responsables du garde manger et des entrées. Cyril Lignac convoque Bérénice et Orianne pour leur annoncer la nouvelle. 2 jours avant l’ouverture, le chef reconnaît doit se résoudre à l’évidence « On est dans la merde ». A la veille de l’ouverture, les élèves découvrent un restaurant encore et toujours en chantier et un lieu toujours aussi poussiéreux. Les élèves et le chef procèdent donc au nettoyage des lieux dans la bonne humeur. A 9 heures de l’ouverture, le constat est cruel « on a pas posé la moquette rien n’est fait ». Au fur et à mesure, les choses se mettent néanmoins en place. On met en salles la dernière main aux travaux. A 6 heures de l’ouverture et alors même qu’on attend 100 couverts, le chef distribue les rôles. Jérôme n’a pas le même grade que ses camarades puisqu’il est apprenti et se retrouvera donc souvent avec les corvées.
Quelques heures avant la soirée d’inauguration, le secrétaire d’état Laurent Henart -qui sera finalement le premier ministre ou assimilé- à associer son image à une émission dite de télé réalité, vient souhaiter bonne chance aux élèves et à leur chef. A 15 minutes de l’ouverture (20h20 pétantes) le chef donne les tous derniers encouragements alors même que dans le même des coups de marteau et des ponçages de dernière minute se font entendre.
Jour J, Heure H, 20h30, les premiers clients arrivent pour l’ouverture du restaurant. On reconnaît des visages plus ou moins connus de la télévision. Jean-Yves Corvez n’est pas très loin pour encourager ses ex-élèves en croisant les doigts pour eux. Adrien qui en cuisine ne cesse de bouger fait monter la tension du chef qui ne se gène pas pour le « remettre en place ». Un serveur qui a écrit II sur un bon se fait lui aussi rappeler à l’ordre par le chef qui lui dit que II chez lui c’est 11 et pas 2. « Tu veux que je te foutes 11 tartes toi ? » ajoute l’intéressé irrité pendant qu’en salle défile le plus naturellement du monde au hasard Corti, Caroline Barclay ou encore Bernard Lavilliers.
Marianne James qui elle aussi est de la partie explique que les plats sont excellents et très très bons.
On constate que le désir du chef qui consistait à être vu depuis la salle a été assouvi. Cyril Lignac est sur-motivé « Allez les mecs, on va tout faire péter on est bon ». Jean-Yves Corvez indique en salle qu’il n’a jamais mangé une purée de carottes aussi bonne pendant qu’Orianne constate que les assiettes reviennent en cuisine complètement vides. Les serveuses indiquent au chef que c’est nickel et qu’il n’y a jamais eu d’attente dans la soirée. Marianne James vient félicité personnellement le chef qui lui explique que sa brigade n’est accompagnée que par 4 cuisiniers (chef de parties) avec qui il travaille depuis longtemps. Le chef se fait applaudir par une salle visiblement conquise dans laquelle on aperçoit très distinctement et merveilleusement bien placé Manu Katché (petit clin d’œil probablement on ne peut plus volontaire à la nouvelle Star qui prendra le relais de Oui chef dès jeudi prochain sur l’antenne de M6).
Le chef remercie sa brigade dont il est fier ainsi que Jean-Yves Corvez sans qui « rien n’aurait été possible ». Pour clore l’aventure, et après que les clients soient partis, Cyril Lignac indique, de nouveau ému, face caméra que son plus beau souvenir restera le moment où Mickael lui a dit qu’il souhaitait prolonger son stage à « La maison blanche ». Il ajoute que pour lui Alix, qui a complètement changé de comportement, a été SA révélation. A propos d’Adrien, il confie qu’il l’apprécie énormément même s’il est parfois dur avec lui. Il précise que Bérénice est et à toujours été quelqu’un sur qui il pouvait compter. Que Romain est quelqu’un de toujours motivé et fonceur. Qu’Orianne est une fille agréable et gentille et que Jérôme, même s’il a eu plus de difficultés que les autres, est quelqu’un qu’il apprécie énormément. Pendant que le chef fait son speech final, une musique digne des blockbusters américains les plus tristes de l’histoire du cinéma habille des séquences flashs back montrant l’évolution des différents élèves tout au long de ses 5 derniers mois.
Le chef visiblement heureux et fier décident d’aller sabler le champagne avec ses élèves en leur rappelant que « télé ou pas télé, la cuisine c’est pas du cinéma » et qu’il n’y a que le travail qui paie. C’est sur ces paroles pleines de bon sens que prend fin l’aventure Oui chef.
Pour rappel, d’ici la fin du printemps, un épisode spécial reviendra sur l’aventure de Cyril et de son équipe dans ce restaurant baptisé « Le quinzième ». A bientôt sur M6…et sur RealTV France bien sûr… ;-)
Par Sadry
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